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Le cycle des nuits et des jours dans la tradition germano-scandinave

DANS NOTRE TRADITION, LE TEMPS N’EST PAS LINÉAIRE, MAIS CYCLIQUE. Les cycles de la respiration, des jours, des lunaisons et des saisons, s’imbriquent les uns dans les autres. Ils forment ainsi le cycle de la Vie : au sein de la longue lignée du clan, chacun passe tour à tour du statut d’héritier à celui d’Ancêtre. Plus largement encore, après la grande bataille du Ragnarök, Divinités et Humains se retrouveront pour débuter une nouvelle ère cosmique. Ce paradigme est donc au cœur de notre spiritualité, et nous l’honorons depuis l’aube des temps par les rites de passage (naissance, mariage, décès) et les grandes fêtes rythmant le calendrier annuel.

Nombre de rites quotidiens existent également pour vivre en harmonie avec les siens, les autres, et notre environnement. Il s’agit de vivre chaque journée plus intensément, en étant conscients des liens qui nous unissent aux puissances sacrées des Neuf Mondes que porte Yggdrasill, l’arbre cosmique. Vivre selon notre tradition, c’est tout simplement faire briller en nous le très ancien symbole de la roue solaire. C’est jouer notre rôle dans la danse de cet astre triomphant, qui renaît chaque matin pour que continue la Vie dont il est la source. Ainsi, nous perpétuons le souvenir de nos Ancêtres, mais surtout nous forgeons jour après nuit, par nos Paroles et nos Actions, un destin à la hauteur de ce que nous souhaitons léguer à nos héritiers, de sang ou de cœur.

Roue solaire

Pour nous, chaque journée est un symbole d’espoir invincible. De la même manière qu’après chaque nuit vient un nouveau jour, après chaque hiver vient un nouvel été, après chaque vieille génération en vient une plus jeune, et après la fin de notre Univers un nouvel ordre cosmique renaîtra. C’est aussi ce qui fait que notre antique tradition, un temps réduite au silence, est aujourd’hui en plein renouveau. Cela nous enseigne donc que nous sommes toujours capables de nous relever, quelles que soient les épreuves qui puissent nous submerger.

A l’aube des temps, les Ases, nos Divinités du ciel, confièrent à Sunna le devoir de conduire le char solaire pour compter les jours. Tous ces cycles ont donc pour nous un sens sacré, et cette étincelle de Vie qui est en nous n’est pas le simple fruit du hasard. C’est le fruit d’un Destin qui nous dépasse, mais dont nous faisons pourtant partie, ce qui nous rend libres et responsables de nos choix. En tant que porteurs de cette puissance divine, nous pouvons donc nous reconnecter au quotidien à cette source primordiale. Pour cela, nous devons être fidèles, par nos Pensées, par nos Paroles, et surtout par nos Actions, aux valeurs morales qu’incarnent nos Divinités.

Jour après nuit, nous pouvons tendre vers l’idéal de nos Ancêtres, dont la sagesse nous guide par-delà les générations. Ils survivent en nous, et nous prouvent aussi que nous survivrons à travers nos héritiers. Pour que cela soit possible, notre relation avec les Êtres de notre terre est primordiale, puisque nulle vie ne peut prospérer sans la Terre généreuse qui l’abrite et la nourrit.

Tiré de « Jour après Nuit – vivre au quotidien dans la tradition germano-scandinave », un fascicule du clan Ostara à paraître cette année. Nous dédions ce présent fascicule à Yngvi-Freyr, dieu procréateur, à qui serment fut prêté lors des fêtes de Yule d’écrire un ouvrage sur notre tradition et de travailler chaque jour afin d’obtenir sagesse et propsérité pour les nôtres. Vous pouvez retrouver ici le fascicule sur Les Douze Nuits de Yule concernant les festivités du solstice d’hiver.

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La prophétie de Pádraig Mac Piarais

Et maintenant je parle, empli par mes visions,
Je parle à mon peuple, et je parle au nom de mon peuple aux
Maîtres de mon peuples :
Je dis à mon peuple qu’il est béni,
Qu’il est auguste malgré ses chaînes.
Qu’il est plus grand que ceux qui le tiennent
Et plus fort et plus pur,
Qu’il a cependant besoin de courage, et d’appeler le nom de son dieu,
Dieu qui ne pardonne pas, ce cher dieu qui aime le peuple
Pour lequel il est mort nu, endurant la honte.
Et je dis aux maîtres de mon peuple : attention,
Attention à ce qui vient, attention au peuple debout,
Qui saura prendre ce que vous ne donneriez pas.
Pensiez-vous qu’on peut conquérir le peuple, ou que la loi est plus forte que la vie,
Et que le désir des hommes d’être libres ?
Nous verrons cela avec vous, vous qui avez saccagé et oppressé,
Vous qui avez persécuté et corrompu.
Tyrans… hypocrites… menteurs !

– The Rebel (Patrick Pearse, 1879-1916)

patrick_pearse

 

Parick Pearse, de père anglais et de mère irlandaise, est né et mort dans la ville de Dublin. Entre temps, poussé par ses livres qui lui parlaient des héros du passé, tels que Cúchulainn à la gloire immortelle, il était allé apprendre le gaélique chez sa grande-tante du comté de Meath. Convaincu que l’âme irlandaise pouvait et devait renaître, il s’engage dans l’éducation, fondant une école où la jeunesse apprend sa langue, son Histoire, et les hauts faits de ses Ancêtres, païens comme chrétiens. Profondément mystique, il considère les traditions et la liberté de son peuple comme un héritage spirituel d’une valeur absolue. Quant son école menace de faire faillite car les frais d’inscriptions sont trop bas, il refuse de les relever au-dessus des moyens de peuple et part aux Etats-Unis rencontrer des Irlandais émigrés ayant accumulé des fonds. Les flammes dans ses yeux et le scintillement de ses mots les convainquent de faire des dons suffisants pour remettre les comptes à flots et le projet continue. Il sera entres autres l’inspirateur des écoles Diwan et Dihun, qui participent encore aujourd’hui à la transmission de la langue bretonne.

La grande guerre civile européenne de 1914 sert de prétexte à la suspension d’un projet de loi d’autonomie, voté par les réformistes. Des milices favorables à la domination anglaise se forment, surtout en Irlande du Nord (centre de peuplement des colons britanniques). Pearse rejoint l’Irish Republican Brotherhood, une société secrète ayant pour but d’organiser un soulèvement général. Ils font jonction avec l’Irish Citizen Army, groupe d’autodéfense des syndicalistes irlandais refusant d’aller mourir contre les prolétaires allemands. Ensemble, ils préparent une révolution socialiste à l’échelle nationale en faveur d’une Irlande « pas seulement libre mais gaélique aussi, pas seulement gaélique mais libre aussi ». C’est la naissance de l’Irish Republican Army (IRA).

Foggy dew

En 1916, un accord est négocié avec l’Empire Allemand pour obtenir des armes. Le soulèvement général est prévu pour le lundi de Pâques. Malheureusement, la cargaison est intercepté par la marine anglaise ; mais Pearse maintient le cap coûte que coûte. Il sera le président d’une éphémère république de six jours, assiégée dans Dublin par l’armée anglaise. Au dernier moment, pour éviter le massacre général, il donne l’ordre de capituler. Seize meneurs sont condamnés à mort, dont lui-même. Fusillé à l’âge de 36 ans, il écrit de touchants adieux à sa mère, lui demandant de garder le souvenir de son courage et de rester fière de ses actes. Un an plus tôt, sur la tombe d’un camarade, il avait dit : « Nos ennemis sont forts, sages, et rusés ; mais, aussi forts, sages et rusés qu’ils soient, ils ne peuvent empêcher le divin miracle qui fait germer, dans les coeurs des jeunes gens, les graines semées par les jeunes gens d’une génération précédente ». Dès 1919, son sacrifice permettra d’éveiller les Irlandais, qui se lancent dans une guérilla active menée par l’IRA. En deux ans, ils décrochent un traité permettant d’établir un Etat irlandais effectif. La République d’Irlande naît en 1922, seulement six années après cette république de six jours, qualifiée de folie par les hommes de son temps. La chanson The Foggy Dew fut composée en son honneur.

Gloire à toi, Pádraig mac Piarais, pour ta folie bénie, toi qui goûtes à présent les pommes d’or du Tír na nÓg, terre de l’éternelle jeunesse, aux côtés de Cúchulainn et de tous les héros et dieux des Celtes.

Yec’hed mat, Padrig, e Tir ar re Yaouank !

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Comment fêter les Douze Nuits de Yule ?

Vous pouvez trouver à cette adresse la version 2015 du guide « Les Douze Nuits de Yule, fêter le solstice d’hiver dans la tradition germano-scandinave », réalisé par le Clan Ostara : Les Douze Nuits de Yule

L’année est sans doute le meilleur moyen de saisir la nature cyclique de notre existence. On est souvent trop habitué à la succession des aubes et des crépuscules, et trop occupé au quotidien, pour les célébrer dignement. La lune a été bannie de notre vision du monde ; et les évènements de la vie, de la naissance au décès, sont trop espacés pour faire transparaître nettement la courbure du temps qui les relie.

Le calendrier annuel, lui, montre clairement le flux et le reflux des jours et des nuits. Il comporte un point d’inflexion fondamental : la période du solstice d’hiver, où les jours sont les plus courts mais pourtant marquent le début du racourcissement des longues nuits glacées. Des constructions mégalithiques telles que le cairn de Gavrinis ou le tumulus de Newgrange sont orientées au lever du soleil à cette date, indiquant qu’elle est considérée comme sacrée en Europe depuis au moins 5500 ans. Aucune trace de sa célébration par des druides ne nous est parvenue, mais les traditions baltiques (Kučios et Kaledos), slaves (Korochun ou Koliada), romaines (Saturnales, puis le Dies Natalis Solis Invicti) et scandinaves (Jul) montrent qu’ils s’agissait d’une période particulière dans le calendrier européen.

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Honorer les lieux sacrés dans la tradition germano-scandinave

Lieux sacrés

CERTAINS TYPES D’ENDROITS SONT SACRÉS DANS NOTRE TRADITION. Il n’était pas question pour nos ancêtres d’y passer sans s’acquitter d’une offrande à l’entité qui possédait l’endroit, souvent considéré comme n’appartenant que partiellement à Midgard, le monde des Humains.

L’EAU DOUCE, INDISPENSABLE À LA VIE, ÉTAIT DOTÉE DE POUVOIRS MAGIQUES, VOIRE D’UNE VOLONTÉ PROPRE.

SOURCES : Elles avaient pour la plupart des vertus curatives contre un mal spécifique. De ces cultes locaux subsiste la tradition de jeter une pièce dans les fontaines pour obtenir bonne fortune : si une source se trouve près de chez vous, ou si vous avez un puits sur vos terres, saluez l’esprit qui l’habite quand vous allez y puiser. Pour recevoir sa bénédiction, jetez-y une pièce, prenez un peu d’eau dans votre paume droite, et aspergez-vous en le front ou la partie du corps ayant besoin d’être soulagée. Vous pouvez offrir une représentation de l’organe à guérir pour appuyer votre demande par un ex-voto.

"Malvhina Well - 2007 Well Dressing - geograph.org.uk - 423192" by Bob Embleton. Licensed under CC BY-SA 2.0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Malvhina_Well_-_2007_Well_Dressing_-_geograph.org.uk_-_423192.jpg#/media/File:Malvhina_Well_-_2007_Well_Dressing_-_geograph.org.uk_-_423192.jpg

« Malvhina Well – 2007 Well Dressing – geograph.org.uk – 423192 » by Bob Embleton. Licensed under CC BY-SA 2.0 via Wikimedia Commons

COURS D’EAU : Ils étaient vus comme des divinités locales, auquel on offrait des chefs d’œuvres d’artisanat ou des prises de guerre. Quand vous longez ou franchissez un fleuve, une rivière ou un ruisseau, saluez-le par son nom. Si c’est un cours d’eau que vous traversez souvent, vous pouvez demander son assistance pour votre vie professionnelle ou scolaire : en cas de réussite, brisez rituellement un objet fabriqué par un artisan local ou vous-même, et jetez-le dedans en remerciement.

LACS, ÉTANGS ET MARAIS : Ce sont des passages vers les mondes inférieurs. Ils sont souvent liés à des entités féminines (la halle de Frigg, épouse d’Odin, se nomme Fensalir, la maison des marais). Saluez les esprits qui les habitent si vous les longez, les traversez, ou avant de vous y baigner. Vous pouvez également demander leur assistance en échange d’une offrande.

LES SOMMETS ET POINTS CULMINANTS DE CHAQUE RÉGION, PROCHES DU CIEL, POSSÈDENT ÉGALEMENT UNE AURA PARTICULIÈRE : C’EST SOUVENT LÀ QUE SE TROUVAIT UN VÉ, UN SANCTUAIRE DÉLIMITÉ PAR UNE ENCEINTE SACRÉE.

COLLINES : Au sommet d’une colline, si l’endroit n’est pas déjà traditionnellement consacré à une divinité particulière, saluez celle de votre choix en regardant le ciel. Si possible, laissez une offrande.

Temple-musée construit en 1869 au Donon (Alsace) pour abriter les vestiges archéologiques du sanctuaire antique

Temple-musée construit en 1869 au Donon (Alsace) pour abriter les vestiges archéologiques du sanctuaire antique

PIC MONTAGNEUX : En le voyant à l’horizon, saluez l’entité qui y règne. Il peut parfois s’agir d’une divinité plutôt que d’un esprit : on sait par exemple que les Vosges sont le domaine du dieu Vosegus ; tandis que Skadi est considérée par certains comme la maîtresse des massifs de Scandinavie, par d’autres comme la déesse des montagnes de manière générale. Si escaladez une montagne, prenez de quoi faire une offrande. Les habitués savent que leurs colères peuvent être aussi promptes que terribles.

ÎLES : Elles sont, à leur manière, des points culminants, sans quoi elles seraient immergées. En tant que morceaux de terre au milieu d’une mer ou d’un cours d’eau, elles symbolisent ces parcelles des autres mondes qui se trouvent dans Midgard. Beaucoup d’entre elles sont des vés (par exemple l’île danoise de Seeland, mais plus près de chez nous l’île de la Cité au milieu de la Seine ou l’île de Sein au large de la Bretagne). Saluez « la divinité qui possède l’endroit » (même si vous ne savez pas laquelle) avant d’y poser le pied. Particulièrement pour celles encore sauvages, prévoyez également une offrande.

LE CULTE DES ARBRES OCCUPE UNE PLACE IMPORTANTE DANS NOTRE TRADITION.

Ces pratiques sont encore vivantes aujourd’hui par le biais des arbres à vœux. Rien d’étonnant quand on sait que le premier couple humain, Ask et Embla, proviennent de deux essences d’arbres.

Certains végétaux sont dédiés à une divinité en particulier. Le frêne à Odin ; le sureau, le genévrier et le lin à sa compagne ; le chêne à Thor ; le sorbier et les céréales à son épouse Sif ; la camomille sauvage à Balder ; les pommiers à Idunn. Les bouleaux et les ifs, symbolisés par les runes b (Berkana) et ï (Eïwaz), ont également tendance à être la demeure d’un esprit, de même que les prunelliers ou les aubépines, représentés par la rune th (Thurisaz).

Si un des arbres mentionnés ci-dessus se trouve dans votre jardin ou à proximité de votre demeure, vous pouvez vous rendre régulièrement à son pied pour y déposer des offrandes, et nouer un ruban dans ses branches ou autour de son tronc.

"Arbre votif de La Mazaurie, Cussac, Haute-Vienne, France" by Le grand Cricri - Own work. Licensed under GFDL via Wikimedia Commons

« Arbre votif de La Mazaurie, Cussac, Haute-Vienne, France » by Le grand Cricri – Own work. Licensed under GFDL via Wikimedia Commons

De plus, de manière générale les forêts appartiennent au dieu Vidar, et sont des lieux sauvages très prisés par les Elfes. Les clairières, surtout celles où poussent les champignons (les « ronds de fée » du folklore), sont souvent leur domaine. Saluez-les en entrant dans une clairière, ou en passant la lisière d’une forêt. Laissez-leur une offrande si vous mangez ou buvez chez eux ; mais ramassez tous vos emballages plastiques, cannettes, capsules de bière et bouteille de verre.

HORS DU TRIPTYQUE « EAUX/SOMMETS/FORÊTS », CERTAINS LIEUX SONT ÉGALEMENT EN CONTACT AVEC DES ENTITÉS LEUR CONFÉRANT UNE DIMENSION SACRÉE. ILS ONT EN COMMUN D’ËTRE DES FRONTIERES ENTRE LES MONDES.

CARREFOURS ET CIMETIÈRES : Saluez Odin, dieu des voyages et seigneur des Draugar, les morts sans repos. Saluez également vos ancêtres si vous passez près d’un cimetière où ils reposent. N’hésitez pas à partager symboliquement un repas avec eux, ni à faire des libations sur leur tombe.

GROTTES : Les lieux souterrains, de manière générale, sont des passages vers les mondes du dessous, qui ont longtemps servi de lieux rituels, d’abris ou de sépultures. Ils sont souvent le domaine de Nains. Si possible, faites en entrant une offrande d’une pièce ou une libation (pas d’aliments, si vous souhaitez épargner l’odeur de putréfaction aux prochains passants).

MÉGALITHES : Érigés il y a des milliers d’années, ils sont encore aujourd’hui entourés de légendes concernant le « peuple caché » des Elfes et des Nains, qu’il s’agisse de menhirs, de dolmens ou de cairns. En vous y rendant, saluez l’esprit qui y réside, et Freyr qui règne sur le monde auquel il mène. Vous pouvez également demander son assistance en échange d’une offrande : leur domaine de prédilection reste de trouver un partenaire ou d’avoir un enfant, mais on dit qu’ils peuvent aussi guérir des maladies ou procurer des richesses. Notez que certaines formations rocheuses ou « grosses pierres » d’origines naturelles peuvent également avoir ces propriétés. Renseignez-vous sur le folklore local !

Dolmen de Troldkirken (les mégalithes étaient présents sur toute la façade atlantique, et leur culte a perduré jusqu'après la christianisation)

Dolmen de Troldkirken (les mégalithes étaient présents sur toute la façade atlantique, et leur culte a perduré bien après la christianisation)

AYEZ TOUJOURS AU MOINS UN SAC POUBELLE DANS VOTRE SAC OU VOTRE POCHE, POUR LAISSER TOUS LES LIEUX PRÉ-CITÉS PLUS PROPRES QUE VOUS LES AVEZ TROUVÉS, NE SERAIT-CE QUE D’UN PEU. Les considérer comme sacrés ou saluer des entités est vide de sens si vous vous comportez comme un touriste irrespectueux.

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Phénomènes naturels dans la tradition germano-scandinave

Note : ceci est un extrait du fascicule du clan Ostara « Jour après nuit : vivre au quotidien dans la tradition germano-scandinave », prochainement disponible

Phénomènes naturels

LA SACRALITÉ DES FORCES DE LA NATURE EST UN ASPECT IMPORTANT DE LA VIE SPIRITUELLE POUR L’IMMENSE MAJORITÉ DES PAÏENS EUROPÉENS, même si voir notre religion comme simple vénération des phénomènes météorologiques peut sembler réducteur à certains d’entre nous. Quoi qu’il en soit, apprendre à regarder le monde qui nous entoure d’un œil à la fois neuf et ancien, être sensible au temps qui passe comme au temps qu’il fait, est un moyen de se reconnecter aux énergies primordiales qui constituent les Neuf Mondes. Toutefois, il ne suffit pas de décréter ce qui est divin et ce qui ne l’est pas pour réellement changer nos schémas mentaux : c’est un travail de long terme, qui se bâtit au quotidien par nos pensées, nos paroles et nos actes.

CHAQUE FOIS QUE VOUS ÊTES CONFRONTÉS À UN PHÉNOMÈNE NATUREL, PRENEZ DONC UN INSTANT POUR SALUER LA DIVINITÉ QUI Y EST ASSOCIÉE.

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ARC-EN-CIEL : Salut à toi, Heimdall, gardien de Bifröst, l’arc-en-ciel qui sert de pont entre Midgard, monde des humains, et Asgard, monde de nos dieux !

TONNERRE : Salut à toi, Thor, porteur de Mjöllnir, le marteau qui repousse les Géants, consacre, et fertilise la Terre généreuse par la pluie !

CIEL ÉTOILÉ : Salut à toi, Frigg, maîtresse d’Asgard, grande tisseuse qui sait le destin de tous !

RAFALES DE VENT : Salut à toi, Odin, hurleur, toi qui mène la Chasse sauvage en chevauchant Sleipnir, ton destrier à huit pattes !

CHUTE DE NEIGE : Salut à toi, Skadhi, déesse skieuse, maîtresse de l’Hiver !

ÉCLAIRCIE : Salut à toi, Sunna, conductrice du char solaire !

LUNE : Salut à toi, Mani, conducteur du char lunaire !

PETIT À PETIT, CELA PERMETTRA D’ENTAMER UNE VRAIE RÉFLEXION SUR VOTRE RAPPORT À VOTRE ENVIRONNEMENT, et sur un confort quotidien que nos ancêtres auraient considéré comme luxueux : nous craignons rarement pour notre vie lors des tempêtes, des sécheresses, ou des chutes de neige abondantes.

AU MINIMUM, VOUS POUVEZ CHOISIR DE SALUER LE PHÉNOMÈNE LIÉ À LA DIVINITÉ DONT VOUS VOUS SENTEZ LE PLUS PROCHE. C’est à la fois un bon début, et un premier pas simple à effectuer si ces pratiques ne vous semblent pas naturelles, ou que vous oubliez trop souvent à votre goût. Ensuite, une fois l’habitude prise, vous verrez que votre regard approfondi vous permettra de voir la sacralité dans chaque phénomène.

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Bénédiction matinale dans la tradition germano-scandinave

Note : ceci est un extrait d’un fascicule en cours de rédaction sur une manière de pratiquer au quotidien la tradition germano-scandinave. L’impératif est utilisé par soucis de concision.

Benediction matinale

IL EST NATUREL DE SALUER LE SOLEIL AU MATIN. Dans notre tradition, c’est la déesse Sunna qui conduit le char solaire. Celui-ci, comme la lune, est poursuivi par un loup géant qui l’attrapera au Ragnarök. Chaque jour qui nous en sépare est béni par un court hymne, afin qu’il soit utilisé pour nous préparer au mieux.

« The Wolves Pursuing Sol and Mani » par John Charles Dollman (1909)

CETTE PRIÈRE PROVIENT DU SIGRDRIFUMAL, UN CHANT TIRÉ DE L’EDDA POÉTIQUE. La valkyrie Brunehilde a été endormie par la piqûre d’une épine magique. Après avoir vaincu le dragon Fafnir, le héros Siegfried la délivre de son sommeil. Lorsqu’elle se réveille, elle lui chante ces deux strophes en lui tendant une corne à boire pleine d’hydromel, la boisson de l’inspiration :

SALUT AU JOUR !

SALUT AUX FILS DU JOUR !

SALUT À LA NUIT ET SES FILLES.

REGARDEZ-NOUS AVEC DES YEUX BIENVEILLANTS, ET ACCORDEZ-NOUS LA VICTOIRE !

SALUT AUX dieux !

SALUT AUX déesses !

SALUT À LA TERRE GÉNÉREUSE.

DONNEZ-NOUS LE BON SENS, L’ÉLOQUENCE ET DES MAINS HABILES À FAIRE LE BIEN !

DÉBUTER AINSI SA JOURNÉE, C’EST S’INSCRIRE DANS NOTRE TRADITION POUR BÉNÉFICIER D’UNE SAGESSE ANTIQUE QUI EST TOUJOURS D’ACTUALITÉ. En effet, la suite du poème contient de précieux conseils révélés à Siegfried. Ils ne sont pas des dogmes, mais des condensés de millénaires d’expérience, issus de temps où la stupidité était synonyme de mort rapide. Alors que nous sommes bombardés de messages publicitaires, c’est un moyen de nous reconnecter à la nature, et à notre propre nature humaine.

NOUS CONSERVONS ENTIÈREMENT NOTRE LIBRE-ARBITRE, NOTRE « VOLONTÉ DE PUISSANCE ». C’est à nous de faire les choix nécessaires pour se forger un destin héroïque. En quelques vers, ce poème nous rappelle que, même sous le regard bienveillant des astres, le succès dépend de nos propres capacités : bon sens, éloquence, habilité. Un journée vécue dans notre tradition consiste donc à les entretenir, à les développer, et à accompagner les siens dans cette voie.

Tiré de « Jour après Nuit – vivre au quotidien dans la tradition germano-scandinave », un fascicule du clan Ostara à paraître cette année. Vous pouvez retrouver ici le fascicule sur Les Douze Nuits de Yule concernant les festivités du solstice d’hiver.

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Honorer les animaux dans la tradition germano-scandinave

Note : ceci est un extrait d’un fascicule en cours de rédaction sur une manière de pratiquer au quotidien la tradition germano-scandinave. L’impératif est utilisé par soucis de concision.

Les dieux et déesses de la tradition germano-scandinave sont liés à divers animaux, que ce soit considéré sous un aspect purement symbolique ou plus « idolâtre ». Quand vous les croisez ou les mangez, prenez le temps de saluer la divinité en question.

Saluez aussi la Terre généreuse, source de toute vie, à chaque repas qu’elle vous offre.

Odin

Corbeaux : Hugin et Munin (« pensée » et « mémoire »), les deux corbeaux d’Odin, prennent leur envol chaque matin pour revenir au soir, porteurs de nouvelles. Loin d’être considérés comme maléfiques, ces oiseaux étaient tenus en haute estime par nos ancêtres, et toutes les recherches récentes confirment l’intelligence surprenante de ces oiseaux, capable de communiquer des informations complexes à leurs pairs (telles que « les humains habillés en rouge sont mal intentionnés »).

Saluez Odin quand vous croisez un corbeau ou une corneille.

Odin sur son trône, illustration tirée du manuel de mythologie d'Alexander Murray publié en 1865

Odin sur son trône, illustration tirée du manuel de mythologie d’Alexander Murray publié en 1865

Canidés : Odin a deux loups, Geki et Freki, auxquels il donne sa part de nourriture au festin de la Valhalla, se contentant de voire du vin. S’il est plutôt rare de croiser des loups, nos chiens domestiques se trouvent appartenir à la même espèce, Canis lupus.

Saluez Odin quand vous croisez un chien.

Thor

Caprins : Le chariot de Thor est tiré par deux boucs, Tanngrisnir (le montreur de dents) et Tanngjostr (le grinceur de dents). Ceux-ci peuvent être mangés, puis revenir à la vie une fois sanctifiés par son marteau, à condition que leurs os soient intacts. Un paysan chez qui il est invité à dîner ébrèche d’ailleurs avec son couteau le tibia d’un d’entre eux, qui boîte une fois ressuscité. Le jeune garçon devient alors le valet de Thor, en compensation.

On peut voir cela comme un symbole des troupeaux de moutons, qui permettent de nourrir année après année un clan possédant des terres inaptes à être cultivées mais assez arrosées par la pluie (que cause Mjöllnir, le marteau de Thor) pour servir de pâturage. Cependant, si ces terres sont « grattées jusqu’à l’os » par de trop grands troupeaux, elles s’appauvrissent et le clan perd son autonomie alimentaire, devenant le « valet » de ceux chez qui il doit se fournir à manger ou émigrer.

Saluez Thor au moment de manger de l’agneau, ou du fromage de chèvre, rendant hommage à l’animal qui vous fournit votre nourriture.

Freyr

Porcs : Freyr chevauche le sanglier Gullinbursti. Les cochons sont des animaux fouisseurs, entretenant un lien naturel avec la terre dont Freyr est gardien de la fertilité.

Saluez-le au moment de manger du porc, y compris en charcuterie, ou du sanglier. Saluez aussi Freyja, dont un des noms en vieux norrois est Syn, la Truie (capable d’allaiter des portées de dix petits).

Sanglier

Cervidés : Après avoir donné son épée pour séduire la Géante Gerdr, Freyr a pour seule arme des bois de cerf, qui lui serviront d’arme contre le Géant Surtr au Ragnarök.

Saluez Freyr au moment de manger du chevreuil ou du cerf, ou si vous les croisez dans la nature.

Freyja

Félins : Le char de Freyja est tiré par deux « chats » scandinaves, qui s’apparentaient davantage à des lynx. Bien plus que de paresseux animaux d’apparat ou des substituts affectifs, les félins avaient pour nos ancêtres un rôle vital, en chassant les rongeurs qui apportaient diverses maladies et emportaient les réserves de vivres dans un échange peu avantageux.

Saluez donc Freyja quand vous croisez un chat.

Freyja dans son char tiré par ses chats, par Nils Blommér (1852).

Freyja dans son char tiré par ses chats, par Nils Blommér (1852).

Rapaces : On dit que Freyja possède le pouvoir de se transformer en faucon, secret qu’elle peut enseigner à ceux qu’elle en juge dignes. Loin d’être uniquement des fins chasseurs, ces rapaces sont aussi fréquemment charognards, et en tant que tels servent de messagers aux divinités qui se partagent les morts au combat, Freyja étant celle qui choisit en premier.

Saluez-la quand vous croisez un faucon, un aigle, un hibou ou une chouette.

Heimdall

Ovins : Heimdall est associé au bélier. Un de ses noms, Gullintanni (Dents d’Or) pourrait aussi être lié au fait que les dents des béliers jaunissent avec l’âge.

Saluez-le quand vous mangez du mouton, ou que vous mangez du fromage de brebis.

Njordh

Produits de la mer : Njordh, seigneur de Noatun (« l’enclos des navires »), est le maître de la fertilité des mers, qui nourrissait souvent les populations côtières.

Saluez Njordh en entendant les mouettes, et au moment de manger ou pêcher du poisson, des crustacés, ou des coquillages. Pour les poissons d’eau douce, saluez plutôt l’esprit de la rivière.

Ostara

Lagomorphes : Bien que les associations traditionnelles du lièvre et du printemps puissent être plus récentes que l’Antiquité, c’est aujourd’hui une idée bien ancrée.

Saluez donc Ostara, déesse de l’aube et du printemps, au moment du manger du lapin ou du lièvre, ou lorsque vous en croisez un.

Sunna

Palmipèdes et volailles : Les associations entre l’astre solaire et les canards sont peu nombreuses chez les Germains, mais plus courantes chez d’autres peuples indo-européens. Le coq, quant à lui, et connu pour acclamer bruyamment le petit matin.

Saluez Sunna, déesse solaire, au moment de manger de la volaille, du canard (y compris son foie gras), ou des œufs. Faites-le également en croisant des cygnes, des canards colvert ou des poules d’eau.

Audhumla

Bovins : Les vaches ou les bœufs ne sont associés à aucune divinité particulière, Ase ou Vane. Cependant, ce sont des animaux tenus en haute estime par les peuples indo-européens, et dans notre tradition la vache cosmique Audhumla est le premier être vivant, qui nourrit Buri, grand-père d’Odin.

Saluez-donc Audhumla, la nourricière, le principe premier de la Vie, au moment de manger du bœuf, du veau, ou de consommer des produits laitiers, ainsi que lorsque vous croisez des vaches.

Audhumla léchant Buri (manuscrit islandais du XVIIIe siècle)

Audhumla léchant Buri (manuscrit islandais du XVIIIe siècle)

Tous les Ases et les Vanes

Équidés : La plupart des Ases ont un destrier comme monture ; et Freyr, le plus puissant des Vanes, est lié au culte de l’étalon comme symbole de fertilité. Nourrir un cheval était très coûteux, et il servait non seulement aux voyages (physiques comme chamaniques), mais aussi et surtout au combat. Le seul poème runique conservé sur la rune e (Ehwaz), le poème anglo-saxon, en parle comme étant le principal signe de la noblesse. C’était l’animal dont le sacrifice revêtait la plus haute valeur sacrée, d’où le tabou contre la consommation de viande de cheval mis en place par les missionnaires chrétiens.

Saluez de manière générale toute l’assemblée divine des Ases et des Vanes au moment de manger du cheval, ou lorsque vous en croisez un.

Tiré de « Jour après Nuit – vivre au quotidien dans la tradition germano-scandinave », un fascicule du clan Ostara à paraître cette année. Vous pouvez retrouver ici le fascicule Les Douze Nuits de Yule concernant les festivités du solstice d’hiver.

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Hot Cross Buns : Gâteaux pour la lune d’Ostara

Pour ce vendredi d’avant la pleine lune, un article rédigé par ma Souricière bien aimée :

De nombreuses croyances populaires entourent les « Hot cross buns », ces petits gâteaux anglais, traditionnellement cuisinés et consommés le jour du Vendredi Saint. On disait que les consommer ce jour-là préservait la famille de tout désastre, spécialement si on en gardait un accroché au plafond de la cuisine, où il était censé éloigner les mauvais esprits. En partager un avec un ami assurait une amitié renouvelée pour l’année comme le dit une vieille comptine : « Half for you and half for me, between us two good luck shall be ».

Mais d’où viennent-ils ? Il est toujours intéressant de regarder d’où proviennent les traditions culinaires qui ont plus ou moins discrètement conservées des symbolismes très fort. Sans entrer dans les détails, d’après la légende, ce serait un moine du 12e siècle qui aurait, pour Pâques, fait des petits pains marqués d’une croix, pains qu’il aurait ensuite distribué aux pauvres. Plus proche de nous, on en retrouve la mention dans un almanach des années 1700. Ceci étant, une croix n’est pas toujours une croix, et il se pourrait que ce petit pain ait également, ô surprise, une origine plus païenne, notamment en relation avec les célébrations de l’équinoxe de printemps.

Croix solaire (symbole courant à l'Age du Bronze il y a 4500 ans, mais présent dès le Néolithique)

Croix solaire (symbole courant à l’Age du Bronze il y a 4500 ans, mais présent dès le Néolithique)

Quand j’étais petite fille et que j’ai découvert cette recette dans le livre de cuisine familial, c’était parce que je cherchais des gâteaux à faire pour Noël. Je ne sais pourquoi, c’est cette recette que je choisis, et scrupuleusement, d’années en années, je m’en tenais à mon interprétation personnelle de la tradition : pour les jours les plus longs, des pains courts (shortbreads) et des pains ronds. La renaissance du soleil va tout aussi bien pour les manger…

Voici la recette que j’ai toujours utilisée, toutes les autres m’ont déçues. Elle est facile, cela va sans dire, vu que j’y parvenais parfaitement petite fille, et sans l’aide de ma génitrice, qui n’a jamais eu la main sucrée. Si je voulais des sablés pour les fêtes, il me fallait les faire, et voilà comment on éduque les jeunes cuisiniers et cuisinières.

Pour environ 12 à 14 petits pains :

450 g de farine blanche
50 g de sucre glace
15 g de levure sèche de boulanger
250 ml de lait tiède
1 oeuf
50 g de beurre mou
100 g de raisins de Corinthe
50g de zeste confits (je n’en ai jamais mis…)
1 pincée de sel
1 c. café de 4 épices (ou autre suivant préférence)

Hot Cross Buns - gâteaux traditionnels du Vendredi Saint

Hot Cross Buns – gâteaux traditionnels du Vendredi Saint

[Note : cette recette se fait aisément avec du lait végétal et au besoin de la margarine pour les personnes qui ne consommeraient pas de produits laitiers.]

Dans un petit bol, diluez la levure avec trois cuillères à soupe de lait tiède et une cuillère à café de sucre ordinaire et laissez le tout dans un endroit tiède jusqu’à ce que le mélange bouillonne.

Tamisez la farine et les épices dans un saladier et creusez un puits au centre. Versez-y la bouillonnante et menaçante mixture que représente la levure.

Battez l’œuf jusqu’à ce qu’il vous supplie et ajoutez le dans un autre bol, avec le sucre et le reste du lait. Mélangez bien.

Ajoutez ensuite le beurre qui doit être mou, mais point lâche et versez la préparation dans le puits de farine. Une pincée de sel, les raisins secs et les zestes ne seront ensuite pas en reste pour rejoindre tout le monde dans le saladier.

Mélangez, mélangez, cela musclera les bras. La pâte sera épaisse et collante.

Laissez la préparation reposer 5 minutes (sous surveillance si vous avez des chatons gloutons à la maison) elle deviendra plus facile à manipuler. Ensuite, prenez la pâte et pétrissez la un peu sur une surface légèrement farinée (les mains aussi cela va sans dire).

Quand la pâte devient plus souple et plus facilement travaillable, elle va retourner dans le bol. Recouvrez d’un torchon et laissez le dans un endroit chaud et sec jusqu’à ce qu’elle ait doublée de volume. On ne dérange pas la pâte pendant qu’elle dort.

Préchauffez le four à 180°C (il est marqué 200°C dans le livre, mais je trouve que cela peut vite mal tourner. Trop de cuisson, c’est fatal). Sortez la pâte et coupez-la en 12 ou 14 morceaux que vous façonnerez avec les mains. Placez-le en rang d’oignons sur une plaque graissée et recouvrez-les avec le torchon : elles reposeront pendant un bon quart d’heure dans l’antre où la pâte a dormi.

À l’aide d’un couteau, marquez les d’une croix et enfournez les pendant 15 minutes.

Sources :
http://bakingforbritain.blogspot.ca/2006/04/good-eating-on-good-friday-hot-cross.html

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