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Interview d’identitaires amazoniens

 

Les réactions de ces indigènes d’Amazonie, face à ces images de l’Occident moderne, s’articulent autour de deux grands axes :

  1. Ce n’est pas notre coutume. On ne comprend pas (ou « on trouve ça triste », ou hilarant). Mais si c’est la vôtre, pourquoi pas.
  2. Ce n’est pas bien. Les plantes ont un esprit. Ca nous inquiète. On a remarqué des changements. Il faut plus chaud qu’avant.

Une réponse sort clairement de ce cadre, celle à la prestation de Maria Callas (cantatrice née en 27 before present, c’est-à-dire en l’an 1923 de l’ère chrétienne). Ils indiquent clairement ne pas comprendre, ne pas savoir comment réagir, mais être respectueux et touchés d’une manière inexprimable, parce que « il y  a quelque chose de sacré« . D’une manière assez intéressante, cela ne s’applique pas à Mickael Jackson (showman né en l’an 8 de l’Anthropocène, c’est-à-dire en l’an 1958 de l’ère chrétienne).

Le mot de la fin est également très éclairant.

« Est-ce que vous avez pas peur, en voyant ces images, d’être mangés par ce monde, engloutis par ce monde ?

– Bien sûr que nous sommez très inquiets. D’ailleurs, si on vous a permis de nous filmer, c’est pour que vous montriez aux Blancs qui nous sommes. On sent la pression de l’homme blanc qui monte tout autour de nous et de notre forêt. Que vous le vouliez ou non, nous résisterons, et nous nous battrons pour que vous ne souilliez pas notre terre. »

Encore une fois, Un Tiers Chemin ré-affirme sa position : tous les peuples indigènes de la planète sont objectivement alliés face à la mondialisation libérale qui menace la transmission de leur patrimoine écologique, de leur identité ethnique et de leur héritage culturel.

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COP21 : Les peuples indigènes ont un rôle primordial à jouer dans la lutte contre le changement climatique

Source : Survival France

Alors que les peuples indigènes font partie des populations les plus affectées par le changement climatique, ils ont largement été exclus des contributions nationales présentées par les Etats participant à la 21e Conférence sur le Climat (COP21). Pourtant, ils sont les meilleurs gardiens de leur environnement naturel et peuvent contribuer à lutter contre le changement climatique grâce à leurs savoirs traditionnels.

La COP21, qui aura lieu à Paris du 30 novembre au 11 décembre, rassemblera 40 000 personnes représentant 195 États. Elle vise à parvenir à un nouvel accord universel pour limiter le réchauffement climatique à 2° d’ici 2100 impliquant l’engagement des États à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à trouver un accord sur le financement des politiques climatiques.

Un rapport récemment publié par l’ONG Rights and Resources Initiative (RRI) a révélé que parmi les gouvernements présents lors de la COP21, peu ont déjà mentionné les droits des peuples indigènes dans leurs politiques environnementales ou de conservation de la nature. De plus, dans leurs contributions pour la Conférence, 26 des 47 pays étudiés n’ont fait aucune référence aux pratiques des peuples indigènes liées à la gestion des terres.

Davi Yanomami et Mauricio Yekuana seront présents à Paris lors de la COP21.

Davi Yanomami et Raoni Kayapo, militants indigénistes. (C) Camilida Almeida/ Survival

Malgré leur exclusion des principales discussions, des centaines de représentants indigènes du monde entier, tels que les activistes Davi Yanomami, Mauricio Yekuana et Raoni Kayapó seront présents tout au long de la COP21 pour faire entendre leurs voix.

Davi Yanomami a déclaré: ‘Le climat change. C’est à cause du réchauffement climatique, comme vous l’appelez. Nous nous l’appelons motokari. A cause de lui, les poumons de la terre sont malades. Nous devons respecter ce monde, nous ne pouvons pas continuer à détruire la nature, la terre, les rivières. Vous ne pouvez pas continuer à détruire nos vies. Nous les Indiens nous savons comment protéger nos forêts’.

Parce qu’ils vivent dans des endroits du monde où son impact est le plus marqué et que leurs vies dépendent largement ou exclusivement de leur environnement naturel, les peuples indigènes sont davantage affectés par le changement climatique. Leurs territoires, riches en ressources naturelles, sont également menacés par de nombreux projets de développement tels que l’exploitation minière et forestière ou encore l’élevage intensif.

De telles opérations détruisent l’habitat des peuples indigènes et la déforestation engendrée accroît les émissions de dioxyde de carbone, l’une des principales causes du changement climatique.

Partout dans le monde, les peuples indigènes se battent contre des compagnies, des individus et des gouvernements qui spolient leurs terres et leurs ressources et dont les activités menacent leur environnement. En Amazonie brésilienne, les Indiens guajajara protègent ainsi le territoire des Indiens awá isolés contre des gangs de bûcherons armés qui envahissent leur territoire et avaient incendié leur forêt en octobre dernier.

Mais le plus dérangeant est que les peuples indigènes voient maintenant leurs droits violés et leurs territoires dévastés au nom des efforts déployés pour atténuer les effets du changement climatique.

La construction de barrages hydroélectriques ou encore la production de agrocarburants visant à obtenir une énergie plus verte permettent plus facilement de s’approprier, d’exploiter et, dans certains cas, de détruire le territoire des peuples indigènes. Les terres des Guarani du Brésil, autrefois gardiens de 350 000 km2, leur ont par exemple été spoliées pour laisser place aux plantations de canne à sucre utilisée pour produire de l’éthanol. Les Guarani se retrouvent désormais à vivre dans des campements de fortune au bord des routes ou sur de petites parcelles cernées par les plantations où maladies, malnutrition et dépression sont monnaie courante.

Plantation de palmiers à huile, Pérou. Les territoires ancestraux des peuples indigènes sont fréquemment utilisés pour produire des biocarburants.

Plantation de palmiers à huile, Pérou. (C) Thomas Quirnyen / Survival

Les peuples indigènes sont pourtant les meilleurs gardiens du monde naturel. Ils ont une connaissance approfondie de leur territoire et de leur environnement car ils les gèrent et en prennent soin depuis des générations. Ainsi, 80% des régions les plus riches en biodiversité au monde sont habitées par des communautés indigènes.

Les communautés indigènes doivent être consultées sur tout projet affectant leurs territoires. Il est aujourd’hui essentiel que les États prennent en compte les droits des peuples indigènes dans l’élaboration de leurs politiques environnementales et reconnaissent leur rôle primordial dans la lutte contre le changement climatique. Selon le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), assurer les droits territoriaux des communautés indigènes permet de lutter contre la déforestation.

Stephen Corry, directeur de Survival International, le mouvement mondial pour les droits des peuples indigènes, a déclaré : ‘Nos sociétés industrielles sont responsables de la destruction du monde naturel et de la pollution de l’atmosphère. Les peuples indigènes, en revanche, ont prouvé qu’ils savaient mieux que quiconque prendre soin de leur environnement. L’arrogance dont nous faisons preuve en assurant que ‘nous’, sociétés industrialisées, détenons toutes les réponses et en marginalisant les peuples indigènes est scandaleuse. Il est temps d’écouter les voix de ces peuples et de reconnaître que nous ne sommes que des partenaires secondaires dans la lutte pour protéger l’environnement’.

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Amérindiens, Européens, et religions indigènes

Un récent article bâclé sur un jounal en ligne (V**e.com), qui semblait visiblement n’être là que pour attirer les clics, a épinglé un leader du paganisme germano-scandinave nord-américain comme étant « raciste ». Il se trouve que deux traductions de déclarations de chefs religieux indigènes étaient dans les cartons de notre blog. Voici donc, sans commentaire particulier autre que des mises en gras. D’abord, la phrase qui est censée être raciste, puis une déclaration de mars 2003 d’Arvol Looking Horse, chef Lakota reconnu, puis une déclaration du prétendu raciste germano-scandinave.

Je n’ai jamais dit que des non-Européens ne pouvaient pas pratiquer l’Asatru [la religion traditionnelle germano-scandinave]. Mais je me demande juste pourquoi quiconque voudrait suivre une religion indigène européenne, alors que la religion de leurs ancêtres est toute aussi valide et digne d’être suivie. Je me demande ce que peuvent ressentir leurs propres ancêtres quand ils sont ainsi négligés.

On tremble devant une telle déclaration de suprémacisme racial. Par contre, chez Arvol Looking Horse, ça rigole déjà un peu moins…

Il a été décidé que, à partir du 9 mars 2003, il n’y aura plus de non-indigènes autorisés à être présents dans notre Ho-c’o-ka (notre autel sacré) pendant nos Sept Rites Sacrés. […]

Ne vous laissez pas tromper par la moustache, c'est le réincarnation d'Adolf Hitler.

La moustache prouve bien qu’il ne s’agit pas de la réincarnation d’Adolf Hitler.

Durant la Wi-wanyang-wa-c’i-pi (la Danse du Soleil), les seuls participants seront des indigènes. Les non-indigènes doivent comprendre et respecter notre décision. Si certains non-indigènes sentaient qu’ils devaient y participer prochainement et s’inquiètent de notre décision, ils doivent comprendre que nous avons été guidé vers ce choix lors de nombreuses prières. Notre but lors de la Danse du Soleil est la survie de nos futures générations, et ce avant toute autre chose. Si les non-indigènes comprennent ce but, ils comprendront aussi notre décision, et sauront que leur départ de notre site sacré est leur sincère contribution à la survie de nos générations futures. […]

Il a aussi été décidé que seuls les Lakotas, Dakotas, Nakotas, auront droit de mener une cérémonie liée à notre autel sacré. […] Il n’y aura aucun frais d’entrée pour participer à une de nos cérémonies sacrées. La seule obligation à ce niveau l’o-pa-g’i, qui consiste à offrir du tabac consacré, que l’Homme-Médecine peut accepter ou refuser. Les Hommes-Médecine doivent survivre, et si quelqu’un veut donner une contribution monétaire ou quelque cadeau que ce soit, après avoir participé à la cérémonie, si celui vient de leur coeur, il n’y a aucun problème à cela. Nous croyons que les Anciens nous permettent de survivre dans le monde moderne, et tous les présents, que ce soit de l’argent, des vêtements, de la nourriture ou quoi que ce soit d’autre représente notre gratitude par rapport à l’aide qu’ils apportent. Certains peuvent se permettre de gros cadeaux, d’autres non. Cela s’équilibre. […]

Je remercie tous les non-indigènes qui ont permis à notre Peuple de récupérer nos talismans sacrés. J’ai pu échanger avec eux en privé, et prendre connaissance de leur profonde sincérité dans l’aide qu’ils apportent à notre Nation pour permettre la survie de notre mode de vie traditionnel, pour les générations à venir. Ils nous ont été à restaurer l’honneur de nos sanctuaires et de nos talismans. […]

Il y a aussi eu des discussions pour savoir si seuls les membres des tribus des Plaines pouvaient participer à nos cérémonies sacrées. Dans les années 70, le chef Fools Crow et mon père Stanley Looking Horse autorisèrent les membres des autres Nations Amérindiennes à participer à ces rites. La raison était que beaucoup de ces Nations avaient perdu leurs traditions à cause de l’assimilation ou de la mort de leurs sages. Ils ont donc honoré et compris l’unité des Nations Amérindiennes, au vu de l’aide apportée lors de l’occupation de Wounded Knee. Je ne peux revenir sur leur décision à cause du respect que je leur dois. Il a aussi été dit tout au long de notre histoire que nous avons respectueusement convié à nos cérémonies d’autres Nations Amérindiennes. […]

Dans le Cycle Sacré de la Vie, il n’y a ni début ni fin !

(Chef Arvol Looking Horse, 19ème génération des gardiens de la pipe du bison blanc)

Et c’est bien normal. N’est-ce pas leur droit le plus strict ? Qui serions nous pour venir leur dicter ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire ? Nous autres, indigènes européens, nous laissons ce genre de droit d’ingérence aux colonialistes, et le « devoir d’ingérence » aux mondialistes néolibéraux, grands criminels contre l’humanité de notre époque, qu’ils fassent la guerre « sans l’aimer » ou non.

Pour finir sur une note plus positive, une déclaration un peu plus longue du chef religieux germano-scandinave incriminé :

Asatru – pourquoi nous devons soutenir tous les peuples indigènes

Mon rôle dans le mouvement Asatru a, pour ainsi dire, défini ma vie. Ceux qui me connaissent, toutefois, savent que j’ai fait un certain nombre de choses peu courantes en plus de la religion germanique. Je suis allé au nord de l’Inde interviewer des Tibétains qui luttaient contre l’occupation chinoise. J’ai campé avec les guérilleros Karen dans les jungles de Birmanie, qui défendaient leur identité contre un gouvernement tyrannique. On parle moins de mon soutien au militant démocrate nigérian Ken Saro-Wiwa, et de toutes les autres occasions où j’ai joint ma voix aux causes des peuples indigènes de la planète.

Pourquoi quelqu’un d’occupé à promouvoir notre foi germanique se donne t-il cette peine ? Que peut bien me faire ce qui arrive aux Tibétains, aux Birmans, aux Nigérians ? Nous autres Germains n’avons-nous pas assez de problèmes ?

En tant qu’Européen, et en tant que pratiquant d’une foi indigène européenne, l’Asatru, j’ai l’obligation spirituelle de m’occuper et de défendre mon propre héritage. Mais, même si c’est moins évident, il n’en est pas moins vrai que je dois aussi prendre en compte le destin des autres peuples.

Au final, nous autres Européens sommes dans le même bateau que les Tibétains, les Karens, ou les tribus amazoniennes. Nous essayons tous de préserver notre peuple, notre culture, nos religions indigènes, dans un monde où les multinationales et les gouvernements liberticides détruisent tout sur leur passage, afin de dénaturer l’Humanité en un amas des « gens normaux » déracinés, capables uniquement de produire, de consommer, et d’obéir. Où sera t-elle donc, cette liberté germanique dont certains se vantent ? Qu’arrivera t-il à cette fameuse « âme nordique », à notre tendance faustienne qui nous pousse à nous élever, quand nous serons esclaves dans la plantation mondiale des banquiers et des élites industrielles ? C’est simple : il n’en restera rien. Et le seul moyen d’empêcher cette mort par homogénéisation est d’être chacun ce que nous sommes, d’honorer chacun ce qui nous rend uniques. Nous devons le faire en tant qu’Européens, et devrions encourager les autres à faire de même.

A tel point qu’on a parfois raconté dans mon dos que je « voulais aider toutes les races sauf la mienne ». Non seulement cela dénote une vision un peu biaisée des choses, mais c’est faux. Mon propre peuple restera le plus proche de mes yeux, de mon cœur, de mes mains dévouées à faire le bien autour de moi. Mon amour, et surtout mes devoirs, me poussent en priorité vers lui, et je pense que c’est tout à fait naturel.

L'accusé semble plaider non-coupable.

L’accusé semble plaider non-coupable (mais la question devrait tout arranger)

Mais le monde n’est pas un jeu à somme nulle, et il y a énormément de situations gagnant-gagnant à des problèmes globaux. Même s’il peut y avoir compétition dans certains situations, tous ceux qui veulent préserver leur identité face à la monoculture mondialisée, quelle que soit leur langue ou leur couleur de peau, ont un but commun. Si les libéraux veulent nous vendre du soda fait aux États-Unis et des jouets faits en Chine, il doivent d’abord nous « moderniser ». C’est évidemment à double-tranchant : cela peut avoir des impacts positifs, mais le processus tel qu’il est programmé nous mène à marche forcée vers la destruction de toute forme d’échange interpersonnel gratuit, pour prêter allégeance à la banque et à la télévision. Drôle de manière de fabriquer des « citoyens du Monde ». Cela vaut aussi bien pour les Occidentaux que pour les sociétés tribales du Tiers-Monde, et rien ne serait plus terrible pour ceux qui veulent préserver leurs liens sociaux au XXIème siècle.

L’écologie fait aussi partie de cette lutte. L’industrialisation et l’exploitation des ressources naturelles ne prend pas en considération les besoins des écosystèmes et des peuples locaux qui sont les plus directement touchés. Au moment même où j’écris ces lignes, les derniers habitats forestiers du tigre de Sumatra sont détruits pour fabriquer du papier toilette ! Si cela vous semble trop lointain pour vous inquiéter, pas de soucis, il y a une longue liste d’espèces plus ou moins photogéniques qui sont en train de disparaître à moins de 100 kilomètres de chez vous. Les peuples, comme les animaux, sont adaptés à un écosystème particulier, et en l’affectant vous menacez leur existence-même.

Je suis fier de me tenir aux côtés de tous ceux qui sont fidèles à leurs traditions et à leur lignée face au naufrage de la mondialisation. C’est le plus grand défi de notre ère, et il consiste en notre devoir vis-à-vis de nos ancêtres comme de nos descendants, qui vivront dans le monde que nous sommes en train de forger par nos choix. Vous voulez un combat héroïque ? Pas la peine de fantasmer sur le passé – nous avons la chance de vivre au plus grand Âge des Héros qui ait jamais été !

Salut aux Dieux ! Salut à l’Asatru !phteven

Steve McNallen (Copyright © Asatrú Folk Assembly)

Tremble, monde libre : le fascisme écologiste anti-impérialiste est à tes portes. Très sainte consommation, priez pour nous et l’intercession de la main invisible du marché unique !

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Barrages amazoniens : comment EDF et GDF Suez « étudient » les territoires indigènes avec l’appui de l’armée

Du Testet à l’Amazonie en passant par Notre-Dame-des-Landes, les populations locales résistent à la destruction de leur patrimoine écologique. La réponse des autorités coloniales est souvent la même : la répression violente. Les Munduruku ont ainsi assisté à la destruction de leur plus important site sacré, les chutes du Sete Quedas, pour permettre l’exploitation minière de leur territoire. Ce détour outre-Atlantique pose donc une bonne question : quid de la préservation de nos lieux sacrés ? Même si le processus a été plus progressif, le fait que les divins fleuves de Gaule (Sequana, Souconna, Matrona, …) soient pollués au point qu’il n’est plus possible d’en boire une gorgée ne relève t-il pas de la même problématique ?

Crédit photo : Amazon Watch

Crédit photo : Amazon Watch

Après Belo Monte, le bassin du rio Tapajós, l’un des principaux affluents de l’Amazone, est la nouvelle cible des constructeurs de grands barrages. Le gouvernement brésilien voudrait faire construire au moins quatre nouveaux grands barrages dans cette région préservée, à la biodiversité unique, et il a missionné un groupe d’entreprises – dont les françaises EDF et GDF Suez – pour réaliser les études d’impact environnemental. Pour prévenir toute velléité de rébellion chez les tribus de la zone, il leur a aussi donné l’appui de l’armée… Ou comment deux entreprises françaises se retrouvent au cœur du conflit de plus en plus tendu entre gouvernement brésilien et populations indigènes.

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