Pour ne pas perdre la tête, le retour aux sources

Contribution de la page facebook « L’Art occidental » : https://www.facebook.com/LArt-occidental-969668349746851/?fref=ts. Vous souhaitez vous aussi partager vos traditions et faire rejaillir notre plus longue mémoire ? N’hésitez pas à envoyer vos contributions par commentaire, mail à chatporon@hotmail.com, ou pigeon voyageur !

Rereresource.jpg

Sire Gauvain et le Chevalier vert est un roman chevaleresque de la fin du XIVe. Anonyme, il raconte l’histoire d’un chevalier du roi Arthur, Gauvain, portant pour écu le pentacle magique. Au détour d’un chemin, il rencontre un étrange chevalier à l’armure verte, qui lui propose un défi. Gauvain peut, s’il le veut, lui porter un coup de hache à condition qu’un an plus tard, si le chevalier vert a survécu, il lui rende le même coup. Gauvain accepte et décapite le chevalier vert d’un seul coup. Mais ce dernier se relève, ramasse sa tête et lui rappelle sa promesse. Commence alors pour le chevalier de la Table Ronde une errance semée d’aventures qui le conduira à se laisser frapper au cou par le chevalier vert, comme il l’avait juré un an plus tôt.

Cette histoire rappelle le code moral qui était celui des chevaliers, notamment leur courage et leur parole, mais les met également en garde contre leur absence de prudence et leur arrogance. Elle est surtout inspirée d’un thème de la mythologie celtique, qu’on retrouve par exemple dans le Festin de Briciu en Irlande, où un géant propose ce type de pacte à trois guerriers qui se disputent la part du héros à un festin. Alors que les deux autres se défilent, Cuchulainn insiste pour respecter sa promesse, même devant le refus du géant. Celui-ci l’épargne en le frappant de l’autre côté de la hache, et le consacre comme le plus grand héros d’Irlande, le faisant ainsi accéder à l’immortalité par le biais de la gloire éternelle.

A un moment de son voyage, le chevalier Gauvain s’arrête dans un lieu saint relatif à la décollation qu’il a promis de subir : la source de sainte Winefride. Cette dernière était une noble galloise décapitée en 660 pour avoir refusé les avances de Caradog, qui voulait l’épouser alors qu’elle voulait se faire nonne. Une source jaillit à l’endroit de son supplice, qui est encore un lieu saint de nos jours sous le nom de St Winefride’s Well, à Holywell, dans le Flintshire au Pays de Galles.

Source

A cet endroit est une chapelle, lieu de pèlerinage gallois depuis des temps immémoriaux. Une église y fut construite tôt au Moyen-âge, mais c’est de la fin du XVe s. que date le bâtiment que nous voyons ici. De style gothique, il entoure l’exsurgence de la source sacrée qui, dit-on, est reliée à celle de St Mary’s Well à Cefn Meiriadog, dans le Denbighshire au nord du Pays de Galles.

Re-resource.jpg

Si la chapelle de ce dernier lieu saint est totalement ruinée, celle de St Winefride’s Well évoque une forêt dense protégeant la précieuse source. En effet, les piliers de la chapelle sont traités comme des troncs d’arbres aux branches écotées et les nervures de la voûte, comme les ramifications de leurs cîmes. C’est comme si la nature était devenue art en ce lieu où le paganisme celtique est devenu catholicisme.

resource

Publicités
Catégories : Architecture, Arts | Étiquettes : , , , , , , | Un commentaire

Navigation des articles

Une réflexion sur “Pour ne pas perdre la tête, le retour aux sources

  1. Pingback: Les vraies sources de la tradition celtique | Un Tiers Chemin

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :